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jeudi 25 avril 2019

Taly, randrana ou tresses: culture et valeur malagasy

Le taly - selon le language du sud et du nord -, randrana - selon les hauts plateaux -, appelé communément tresse ou natte en français est une manière d'assembler par entrelacement les cheveux. Selon les chercheurs, ce type de coiffure, d'origine africaine est la plus ancienne. Les premières traces ont été trouvées sur des statues datant du préhistoire. Chez les anciens égyptiens et hébreux, la coiffure tressée portée par les femmes et les hommes, était un indicateur du rang social et/ ou d'appartenance à une caste.
Venus de Willendorf, env. 33.000 ans avant J-C, découvert en 1908
A Madagascar, la coiffure tressée indiquait également l'appartenance à un groupe social, mais aussi et surtout les différents évènements de la vie (circoncision, mariage, veuvage, deuil, rites royaux, etc.). Mais avec le temps, c'est également devenu un symbole d'union, de lien et/ ou de fraternité dans le sens du "fihavanana" malagasy.

De nos jours, les tresses sont un art, une création esthétique, une manière d'être "trend". C'est aussi une occasion pour les visiteurs d'essayer quelque chose d'authentique, de nouveau, même si pour certaines femmes locales, cela leur permettrait de gagner du temps car les cheveux ne nécessitent pas d'entretien particulier une fois tressés. Avec le développement de la mode, la tresse suit la cadence. Les coiffeuses se professionnalisent et les propositions tiennent compte du teint, de la forme du visage, du crane et de la stature de chaque cliente. Les stars internationales s'y adonnent à coeur joie.
Rihanna, couverture de son album "Anti"
Les taly font partie des patrimoines culturelles de Madagascar et il ne faut pas hésiter à en profiter quand vous êtes en vacances à la plage. Le tressage coûte entre 5 et 10€.

Quelques anciennes croyances autour des tresses
Diviser ses cheveux en six ou huit tresses est tabou.
Compter les tresses de quelqu'un risque de la rendre chauve.
Il ne faut pas tresser ses cheveux la nuit, sous peine de mourir avant l’âge.
On ne devrait pas remercier la femme qui vous a coiffé sous peine de devenir chauve.

jeudi 11 avril 2019

Natiora Travel Madagascar, un bon exemple

Après la sortie de nos 2 premiers billets, nous avons été contacté par quelques lecteurs, des voyageurs mais également des acteurs malagasy et anglais. Fifaliana Raoeliarijao est parmi les lecteurs qui ont réagi. Elle a eu une formation en Communication sociale. Intéressée par les voyages et particulièrement sensible aux valeurs solidaires, Fifaliana a lancé son projet d’organisateur de voyage solidaire en février 2018. 


Cet esprit rentre tout à fait dans ce que nous prêchons ici pour Madagascar et nous avons décidé avec son accord de partager les grandes lignes de son offre. 

Alors, qu’est-ce que Natiora Travel Madagascar concocte ? 
Natiora Travel Madagascar offre un voyage solidaire qui a pour objectif de combiner l’amour du voyage et l’action communautaire. Ses maîtres mots sont de donner des ailes à ceux qui souhaitent vivre mieux et vivre bien, afin qu’ils aient le sourire aux lèvres, et ce, grâce aux aides des voyageurs invités. 

Pourquoi opter pour le tourisme solidaire ? 
- vous apprendre à partager et à échanger afin de transformer la vie des villageois ; 
- vous offrir un voyage authentique en toute simplicité ; 
- vous proposer une combinaison de satisfaction, découverte et aventures. 

Vivez et partagez avec les villageois 
Les programmes proposés invitent les clients à participer à des actions humanitaires visant le développement social, culturel et économique des milieux ruraux de Madagascar, dont l’attraction touristique est importante. Nous pouvons citer comme exemples la Côte-Est de Madagascar dont Vavaony, un village des pêcheurs situé entre le lac Rasoabe et l’océan Indien, ou encore Ambokarivo, un autre village de girofliers dans la région d’Analanjirofo. Dans ce sens, vous partagerez la vie des villageois afin de connaître aux mieux les contraintes auxquelles ces derniers font face. 

Laissez vos empreintes sur l’île 
Que vous soyez un groupe de personnes, une famille ou une communauté estudiantine, vous pouvez profiter de ce voyage solidaire. Le goût du voyage et la soif de découvrir la beauté de Madagascar sont les seuls prérequis ! En apportant un changement positif dans la vie des villageois, vous laisserez une trace indélébile de votre passage auprès d’eux mais également un bon souvenir au fond de vous. 

Les séjours solidaires sont à la fois enrichissants et distrayants. À travers ce projet, Natiora Travel Madagascar apporte sa petite pierre au développement et donne un petit plus à la population locale d’améliorer leur quotidien. 

Offrez-vous l'occasion de dire en quittant Madagascar: "J’ai vu, j'ai touché et j’ai marqué des empreintes ".

Bon vent à Fifaliana Raoeliarijao et Natiora Travel Madagascar

lundi 8 avril 2019

Ma vision de l'écotourisme

Madagascar a beaucoup de potentiels pour l'écotourisme et le tourisme solidaire. En plus de ses faunes et flores, sa population, sa culture et la qualité de ses artisanats sont d'autant d'éléments à mettre en valeur. Les discussions suivies de développement d'offres sur la destination Madagascar se focalisent généralement sur le tourisme. A travers ce blog, nous voulons attirer l'attention et offrir des informations, voire des offres, plus durables et responsables aux voyageurs. Ces derniers sont généralement sensibles à d'autres produits, services et offres que les touristes. Nous souhaitons lier la visite des faunes et flores de Madagascar aux possibilités de rencontrer les communautés, de comprendre "un peu" leur mode de vie, de contribuer à des actions et/ ou politiques préservant la nature et son écosystème, permettant ainsi à d'autres voyageurs d'apprécier les mêmes choses.


En dehors des villes connues pour leur plage, les populations dans les zones reculées, connues pour leurs forêts tropicales humides, les massifs calcaires (le célèbre Tsingy de Bemaraha, le Tsingy rouge, le Tsingy de Namorona, etc.), les réserves naturelles, etc. restent souvent très pauvres. L'idée d'une offre solidaire, les impliquant en tant que communauté, créera un surplus de revenus. Mais pour y arriver, il faut mettre en place des projets touristiques basés sur la communauté avec des pratiques durables.

Cette démarche consiste à créer et/ ou renforcer l'écosystème touristique basé sur la durabilité et l'autonomisation communautaire. Il s'agit d'offrir aux voyageurs plus responsables de nouvelles expériences et offres adaptées à leurs valeurs et attentes. Le défi réside sur la formation et la préparation des communautés ainsi que la mise en place d'une collaboration gagnant-gagnant entre ces communautés et les entreprises touristiques. Cette démarche implique bien évidement une option marketing adaptée. 

Il est clair qu'un blog à lui seul ne puisse pas toucher les voyageurs plus responsables. Mais nous souhaitons partager, appuyer et/ ou contribuer à des projets allant dans ce sens. N'hésitez pas à me contacter !

jeudi 4 avril 2019

Madagascar, un lieu à découvrir

Coucou les ami(e)s !

Si tu lis ce blog, c'est soit tu es intéressé par les voyages, soit tu es attiré par Madagascar. Dans les deux cas, tu es bien là où il faut ;-)

Plaisanterie à part, je ne suis pas un spécialiste de voyage ni un grand voyageur. Je suis un simple citoyen qui travaille dans le domaine des affaires et de l'employabilité. Entrepreneur à travers les entreprises et sociétés que j'ai fondées, je suis surtout intéressé par le développement personnel, les stratégies d'entreprises et l'entrepreneuriat. Et travaillant comme consultant m'a permis d'avoir une autre satisfaction: rencontrer des gens et découvrir plusieurs lieux avec leurs richesses et leurs cultures. Donc après avoir visité plus de 30 pays dans les 5 continents, je me suis vite rendu compte des richesses uniques de mon pays, Madagascar, que je n'arrive pas à trouver ailleurs.

La première chose qui me vient en tête en cherchant un exemple est la plage. Nous avons à Madagascar des plages à perte de vue, avec du sable blanc, de l'eau bleue claire, et surtout sans les centaines d'autres touristes et vacanciers au même lieu. Quelque fois, on peut être dérangé par les vendeurs ou masseurs ambulants, mais sinon c'est le calme plat et le repos assuré. Pour vos vacances de plage - si vous choisissez la destination Madagascar - je ne peux que vous recommander l'île de Sainte Marie (sur la photo à gauche), l'île de Nosy be, Diégo ou Fort-Dauphin. J'espère que le temps me permettrait de partager beaucoup plus d'informations sur chacun de ces lieux dans les prochaines semaines.

Madagascar est également connu pour ces faunes et flores endémiques. C'est une aubaine pour les amoureux de la nature. Presque dans toutes les parties de l'île, du nord au sud, nous pouvons rencontrer des lémuriens, des primates arboricoles qui ne vivent qu'à Madagascar - plus de 100 espèces ont été recensées - et qui sont devenus l'espèce emblématique de Madagascar. Le plus populaire est le maki catta reconnaissable à sa queue noir et blanc (voir photo à droite). Sinon, il y a le sifaka (le lémurien danseur), le aye-aye (le lémurien nocturne), etc. En plus des lémuriens, Madagascar compte 260 espèces de reptiles, du caméléon au crocodile, 220 espèces d'oiseaux dont la moitié est endémique, 7 espèces de carnivores endémiques. 

En plus de sa faune, Madagascar contient également une flore composée de plus de 12 000 espèces de plantes vasculaires et non vasculaires, ainsi que d'un nombre moins connu de champignons selon Wikipédia. Environ 83 % des plantes vasculaires de Madagascar sont spécifiques de cette île. Ces plantes endémiques se distribuent en cinq familles, dont 85 % des quelques 900 espèces d'orchidées, environ 200 espèces de palmiers et des espèces emblématiques telles que l'arbre du voyageur, six espèces de baobabs et la pervenche de Madagascar.

Ce grand degré d'endémisme est dû au long isolement de Madagascar après sa séparation des terres africaines et indiennes au Mésozoïque, il y a respectivement 150 à 160 et 84 à 91 millions d'années. Mais ce patrimoine unique est menacé par la déforestation. Selon la WWF, les forêts primaires sont passées de 30 % de couverture de l'île en 1950 à moins de 12 % actuellement. Elles sont coupées ou brûlées, au rythme de 300 000 hectares par an.

Voilà, je rédigerai d'autres billets pour proposer des lieu afin de visiter ces merveilles.